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Bienvenue sur Ubuntu RozetStone

Bonjour et bienvenue sur le blog Ubuntu RozetStone.


Ce blog a pour vocation de proposer aux lecteurs francophones, intéressés par Ubuntu, des traductions d'articles de blog ou de presse en ligne sur Ubuntu. Il s'agira essentiellement de sources "officielles" ou proches (Comprendre des articles d'employés de Canonical, du blog de conception de Canonical, d'interviews, de billets de blog de Mark Shuttleworth, fondateur d'Ubuntu, d'annonces officielles... ), le but étant que la communauté francophone puisse aussi accéder à ce contenu sans avoir la frontière de la langue.


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vendredi 8 février 2013

Le futur d'Ubuntu dévoilé - Interview de Jane Silber, PDG de Canonical

Linux Format a rencontré Jane Silber, la PDG de Canonical. Dans cette interview, elle expose sa vision du futur d'Ubuntu.

Le futur d'Ubuntu dévoilé (Trad.)

Interview de +Jane Silber, PDG de Canonical, par Jonathan Roberts de Linux Format

Date de l'interview : 19 décembre 2012
Traduction : +Vincent JOBARD
Relecture : +Frans OORT

Nous avons discuté avec Jane Silber, PDG de Canonical, dont la tâche est de tout suivre sur Ubuntu.

Canonical pousse Ubuntu dans de nombreuses directions différentes. Sur le bureau, Unity a été mis en place, sur le serveur, c’est la poursuite des plateformes de pointe ARM d'informatique dans les nuage, et il a même été essayé de mettre Ubuntu sur des téléphones mobiles et des téléviseurs.

Essayer de garder un œil sur la façon dont tout cela se passe, sur comment tout s’imbrique et ce qui viendra après est un travail à plein temps… C’est pourquoi nous avons parlé à Jane Silber, PDG de Canonical, dont la tâche consiste à suivre tout ça..

Linux Format : Commençons avec Ubuntu sur les PC de bureau. L’actuel gros chantier est Unity, et nombre de ses développements ont été conduits par les tests utilisateurs. Pouvez-vous nous parler des objectifs derrière cette façon de faire, et comment vous vous êtes débrouillés pour trouver des utilisateurs pour ces tests ? Ça n’est certainement pas quelque chose que beaucoup de projets de logiciels libres ont l’habitude de faire.


Jane Silber : Non, vous avez raison et je pense que c’est un des domaines dans lesquels nous avons réellement innové et repoussé les limites de cette approche dans le monde du libre.  Nous n’avons pas inventé les tests d’expérience utilisateur, mais nous croyons en une philosophie de conception centrée sur l’utilisateur.

Comme nous avons décidé de vraiment relever la barre en matière d'expérience utilisateur dans Ubuntu et dans les logiciels libres, la recherche d'utilisateur et les tests utilisateurs sont devenus un élément essentiel de notre approche de la conception. Ainsi, depuis le début du développement de Unity, nous avons fait une variété de tests utilisateurs différents et de la recherche.

De l'exploration des concepts initiaux avec des prototypes papier à réellement impliquer les gens les faire utiliser le logiciel - à la fois au cours du développement et par la suite. Même après que quelque chose soit sorti, nous continuons à le tester et faire des vérifications d'étape en répétant certains de ces mêmes tests.

LXF : Ubuntu est un projet de logiciel libre fait de manière ouverte, mais avec ces essais combien avez-vous essayer d'en faire ouvertement ?


JS : Nous avons toujours divulgué les résultats de ces tests utilisateurs, et nous continuerons à le faire. Une bonne partie de ces résultats sont annoncés en premier sur notre blog de conception, design.canonical.com, donc si vous êtes intéressé allez-y en premier.

Mais nous sommes assez transparents à ce sujet. Il y a certaines choses que nous gardons privées dans les premiers stades de développement pour des raisons concurrentielles ou celles d'un client, mais en général, nous allons faire aussi ouvertement  que possible ce travail de conception, et de même publier les résultats des essais utilisateurs.

Une des autres choses que nous avons faites est d'aider d'autres projets à apprendre à faire ce genre de chose. A l'UDS, le sommet des développeurs Ubuntu, nous allons lancer des interventions où les gens peuvent venir et dire : «ceci est mon projet open source favori, c'est sur quoi je travaille, mais je ne suis pas vraiment un concepteur. « Comment puis-je faire pour l'améliorer ? » Et ces interventions de conception permettront à la fois de donner des idées de conception et de faire un peu de tests utilisateurs sur leurs propres projets.

LXF : L'autre chose importante de l'environnement de bureau d'Ubuntu est la Logithèque, qui est l'une des choses qui vous fait vraiment vous démarquer des autres distributions. Comment font les développeurs d'applications tierces pour y entrer , et quel succès ont eu les applications payantes ?


JS : Ça va très bien. Nous n'avons pas 100.000 applications comme ont certaines autres plates-formes , mais elle se développe à un rythme soutenu et nous la voyons vraiment devenir une attraction pour les développeurs d'applications.

Par exemple, certains grands noms - tels que EA, sortent des jeux sur Ubuntu, et juste la semaine dernière nous avons fait un évènement commercial partagé avec le lancement d'Humble Bundle. Je ne connais pas les statistiques en ce moment pour cette opération, mais dans les premières 72 heures après la sortie, nous avons vu 10.000 téléchargements depuis la Logithèque.

Mais ce sont nos meilleures premières 72 heures après le lancement d'un nouveau titre. Et de nouveaux titres arrivent dans la Logithèque tout le temps. Nous avons encore du travail à faire. Il est trop tôt pour annoncer un succès et rentrer chez nous. Nous avons du travail autour de la fourniture d'un kit de développement plus cohérent pour permettre aux gens de développer pour cette plate-forme.

LXF : C'est un défi sur Linux en particulier, avec des règles du jeu souvent en mouvement.


JS : Ouais, et c'est l'embarras du choix. Vous avez tous ces outils que vous pouvez utiliser, par opposition à la sélection étroite qu'offrent les autres plateformes. C'est génial, mais parfois cela crée une barrière à l'entrée où les gens ne savent pas par où commencer. Et c'est le travail que nous avons fait la-dessus, ne pas limiter le choix, mais fournir une voie d'accès restreinte que les développeurs d'applications peuvent suivre. Des choses comme Quickly, et http://developer.ubuntu.com.

LXF : En regardant du côté du serveur, je sais que récemment que vous avez augmenté votre support du cycle de vie à cinq ans ...


JS : Nos précédentes LTS sortaient habituellement avec un support de trois ans sur les postes de travail et cinq pour le serveur, et nous avons apporté deux modifications. L'une amène le support de la version du poste de travail jusqu'à cinq ans, et ce fut en réponse à la demande des entreprises.

Et le deuxième changement que nous avons fait était de réaliser un engagement plus fort en rendant ces versions LTS disponibles sur le nouveau matériel au moment où il sort, de sorte que les gens peuvent actualiser leur matériel tout en conservant une plate-forme logicielle stable dans l'entreprise.

Donc, nous allons faire en sorte que le travail sur le noyau de la version 12.10 marche avec la 12.04 et que le travail fait sur le noyau de la version 13.04 marche avec la version 12.04. Donc, si vous avez besoin de ce noyau pour le support matériel, il sera disponible.

LXF : Red Hat a récemment annoncé qu'elle allait augmenter son cycle de support du serveur, je crois, de sept ans à 10 ans; Ubuntu ne ressent-elle aucune pression pour s'aligner ?


JS : Nous n'avons pas ça en vue en ce moment. Je pense que la raison est les différents cas d'utilisation en termes de personnes qui utilisent Red Hat et de ceux qui utilisent Ubuntu. Et, fait intéressant, nous assistons à une pression presque dans la direction opposée.

Une des choses qui se passent dans le monde des serveurs, c'est que tout ce qui est lié à l'informatique dans les nuages évolue très rapidement, il n'est pas réaliste de penser que vous allez faire quelque chose maintenant et que vous voulez les mêmes outils et les même logiciels dans 10 ans. Ce que nous voyons, c'est des gens qui veulent la stabilité du système d'exploitation de base, mais qui veulent du nouveau support matériel pour cet OS et des logiciels récents pour les activités liées au cloud.

Donc, ils veulent la nouvelle version d'OpenStack, par exemple, sur une base de 12.04 LTS, donc c'est une autre chose que nous nous sommes engagés à faire avec la version 12.04. Dans un délai de six mois, vous serez en mesure d'obtenir la nouvelle version d'OpenStack. La version d'Ubuntu 12.04 était livrée avec OpenStack Essex, mais quand Folsom sortira, qui est la version suivante, les gens vont la vouloir non seulement sur Ubuntu 12.10, mais aussi sur 12.04, qui est stable pour la production.

LXF : Cette semaine, vous êtes au Computex (NdT: L'interview s'est déroulé fin décembre 2012), et l'une de vos grandes annonces, c'est que vous allez faire des démonstrations d'Ubuntu sur une plateforme ARM. Y a-t-il des déploiements dans le monde réel de ce moment ? D'où vient cette demande ?


JS : La motivation pour ça, vient des pilotes évolutifs, économes en énergie et à faible coût énergétique. Il ya un réel intérêt client là-dedans également, mais il est très tôt et il n'y a pas... le matériel n'existe pas dans les environnements de production pour le moment. Il n'y a pas encore d'études de cas, ce n'est que le début.

Les gens sont enthousiastes à propos de la promesse que ça apporte, et le matériel commence à se manifester. Calxeda a démontré un peu de matériel à l'UDS il y a quelques semaines, MiTAC est la société taïwanaise avec qui nous avons montré un serveur ARM à Taipei, et HP a annoncé son projet Moonshot, qui sera son serveur ARM. Donc, il y a du vrai matériel, et il est utilisé dans grande partie les zones de test de developpement, où les gens sont sont en train d'explorer les charges de travail, explorent comment optimiser pour ça, mais c'est très réel. Mais il est encore très tôt.


LXF : Pourriez-vous nous donner une idée de combien de personnes travaillent sur Ubuntu pour ARM ?


JS : Il est difficile d'identifier un nombre spécifique parce qu'il ya des gens à travers toute l'entreprise, c'est une partie intégrée à la société.

Certaines personnes de l'équipe serveur Ubuntu, comme Robby Williamson, veillent à ce qu'Ubuntu fonctionne aussi bien sur Intel et matériel ARM ... nous n'avons pas une équipe dédiée ARM, nous la traitons autant que possible comme une autre architecture que nous devons supporter. Donc, c'est une partie de notre équipe d'assurance qualité, des builds automatisés, des tests automatisés, etc.

LXF : Je sais que vous avez dit que vous n'aviez pas d'études de cas pour ARM, mais y a-t-il des études de cas d'Ubuntu, sur serveur ou ordinateur de bureau, où vous êtes vraiment fière de ce qui se passe ?


JS : Ah, il y en a des tas ! Quelques-unes des plus récentes ont été celles en rapport à l'informatique dans les nuages. Nous venons de sortir une étude de cas avec Mercadolibre, qui est un fournisseur de cloud sud-américain, qui a construit un nuage avec 1000 nœuds Ubuntu - donc un nuage de bonne taille, basé sur Ubuntu.

Du côté de l'ordinateur de bureau, nous avons fait récemment un déploiement très important en Afrique du Sud dans un contexte éducatif, comprenant 1.600 écoles - 50,000 postes de travail Ubuntu, qui se combinent pour atteindre deux millions d'étudiants. Il s'agit d'une ressource partagée. Fondamentalement, c'est fournir une connectivité et un ordinateur de bureau géré par le cloud dans la province de Gauteng.

Nous l'avons fait en collaboration avec un partenaire sud-africain, et je pense que c'est le plus important déploiement open source en son genre dans l'hémisphère sud. Donc, nous continuons d'observer une bonne et intéressante croissance, tant du côté serveur, qui est en grande partie du cloud, des serveurs pour grandes données, des opérations de mise à l'échelle de serveur Web; et sur pour ce qui est des ordinateurs de bureau, c'est des grandes entreprises, des gouvernements et des particuliers.

LXF : Passons à Ubuntu « ailleurs », sur les téléviseurs et les téléphones mobiles ... Je suppose que l'une des grandes questions serait, tout le monde est sûr de pouvoir se procurer le logiciel conjointement, mais le défi de la plus part des projets open source est d'obtenir des partenaires matériels et que les logiciels distribué aux clients. Pourriez-vous nous parler de vos efforts pour créer des partenariats ?


JS : Il s'agit d'un effort important pour Canonical. Heureusement, c'est quelque chose que nous faisons depuis des années maintenant. Une grande partie de ce que nous faisons en tant qu'entreprise, que nous puissions offrir pour aider Ubuntu, et que la communauté ne peut pas faire, c'est d'améliorer les partenariats commerciaux et les relations.

Nous avons travaillé dans ce secteur, en particulier à Taiwan et en Chine, depuis de nombreuses années et nous avons de très bonnes relations dans tous les domaines avec tous les principaux acteurs. Donc, nous travaillons dur apporter à la fois Ubuntu TV et Ubuntu pour Android sur le marché.

Notre plan de mise sur le marché est tout à fait par l'intermédiaire d'un fournisseur de matériel. Nous n'allons pas commencer à fabriquer et à vendre du matériel nous-mêmes. Nous travaillons à aligner ces engagements pour nous mettre sur le marché, et parce que c'est leur produit et non le nôtre, je ne peux pas donner des délais précis à ce sujet.

LXF : Il s'agit d'une direction que Canonical a privilégié dans le passé, en partenariat avec Dell sur les PC de bureau, et sur les Netbooks avec Ubuntu Netbook Remix, et vos efforts n'ont pas donné les résultats escomptés. Sentez-vous que vous avez profité de cette expérience et que vous avez développé des relations qui vous aident maintenant ?


JS : Oui, je pense que nous l'avons fait. Nous avons appris un certain nombre de leçons. Je pense que l'industrie a changé, la dynamique a changé. Je pense que le netbook était une bonne idée qui a été dépassée, entravée par le matériel lui-même, et qui a eu du mal à trouver sa juste place dans le marché.

Était-il peu coûteux? Était-il un ordinateur portable extrêmement mobile? Et viser ces différents marchés vous conduit à différentes spécifications matérielles et à charger un logiciels différents dessus.

Je pense que l'une des choses que nous avons apprises de cette expérience avec les Netbook était l'intérêt de définir l'expérience logicielle, et c'était vers cette époque que nous avons commencé à définir Unity en tant que produit et en prenant un plus grand contrôle de l'expérience utilisateur ... pas son contrôle, mais la définition de notre vision de l'expérience utilisateur pour l'expérience logicielle en plus de ça, et d'être plus dogmatique. Et je pense que cela a conduit à une expérience utilisateur et une gamme de produits Ubuntu plus attrayantes.

LXF : A propos d'être dogmatique, avec Unity et la communauté dans son ensemble - il y a eu une scission. Pensez-vous que ce qui s'est passé avec Gnome 3, Gnome Shell et Unity était en partie le résultat de votre désir d'être plus dogmatique à propos de l'interface et d'avoir un plus grand contrôle ? Ce n'est pas pour paraître négatif, mais vous avez eu une vision que vous vouliez mettre en œuvre...


JS : Je pense que cela en fait absolument partie. C'est malheureux comment les choses se sont déroulées - les choses ont tourné à une scission, et nous ne semblons pas être en mesure de parvenir à un accord pour maintenir les communautés. Je pense que c'est plus facile pour une communauté d'aller de l'avant avec une vision directive, et en général c'est la façon dont fonctionne Ubuntu.

Il s'agit d'une communauté efficace et c'est une communauté relativement homogène et orienté vers des objectifs, mais quand il ya des objectifs différents, il devient difficile de maintenir les choses ensemble, et nous avons constaté à un niveau individuel, qu'il y avait des objectifs différents avec ce qui se passait sur Gnome 3 et ce qui nous semblait nécessaire pour Ubuntu.

LXF : Et espérez-vous que dans les prochaines années, vous pourriez voir d'autres distributions récupérer le travail d'Ubuntu sur l'ordinateur de bureau et l'aider avec ce fardeau ?


JS : Je ne sais pas si les contributions vont refluer en termes de code - nous avons toujours mesuré les contributions au-delà du code - de la documentation, l'encadrement de nouveaux utilisateurs, etc - et si les autres projets du moment nous influencent en termes de conception et meilleures pratiques, c'est une contribution tout aussi valable.

LXF : Est-ce que toute la société fonctionne avec un ensemble de logiciels open source et Ubuntu, ou y a t-il des systèmes où vous ne le pouvez pas ?


JS : Nous gérons toute la société sur Ubuntu. C'est une annecdote à côté, mais nous venons de déménager notre bureau. Dans l'ancien bureau, à l'entrée il y avait un scanner à main géré par une machine Windows, et nous la détestions. Nous devions avoir une licence Windows ! Et il n'y a pas de scanner à main ici, et maintenant nous avons des licences Windows pour faire des tests, mais pas comme un élément de notre infrastructure.

Et notre infrastructure logicielle est largement open source. Nous utilisons OpenERP pour notre système financier. Nous utilisons certains services dématérialisés propriétaires; nous utilisons Salesforce.com, Google Apps pour la synchronisation du calendrier, etc. Nous ne sommes pas anti-logiciels propriétaires. Mais en termes de logiciels que nous exécutons nous-mêmes, c'est open source. Nous avons un nuage OpenStack interne sur lequel n'importe qui peut avoir accès à tous les spin up à la charge de travail qu'ils désirent.

LXF : Wow, si les gens veulent créer un logiciel, ils peuvent simplement l'utiliser ?


JS : Oui, et ça a généré beaucoup d'innovation dans l'entreprise, et a donné aux gens cette agilité pour se déplacer rapidement. Quelqu'un a une idée sur la façon de faire des tests automatisés, il peut l'essayer et si c'est un succès, il peut obtenir le déploiement à travers nos procédures habituelles.

LXF : Sur les finances de Canonical, comment se profile votre rentabilité ?


JS : Nous sommes très à l'aise où nous sommes. Notre chiffre d'affaires est en croissance à un rythme soutenu. Nous ne parlons pas de nos chiffres publiquement, étant une société privée.

Mais nous continuons à grandir, et nous constatons un intérêt pour qu'Ubuntu croisse dans le monde de l'entreprise, en particulier dans les charges de travail et les environnements de cloud émergents, au niveau du bureau, et dans l'espace des dispositifs entraîné par l'essor des appareils mobiles et la convergence des plates-formes.

Cette ligne entre les postes de travail et les téléphones devient floue, et Ubuntu en tant que plate-forme peut se déplacer élégamment de l'un à l'autre.